Piero della Francesca e le corti italiane - 31 marzo 22 luglio 2007
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Piero della Francesca
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LES ARTISTES CONTEMPORAINS

Pisanello

Antonio Pisano, dit le “Pisanello”, doit être considéré comme un des majeurs représentants du gothique international de l’Italie du Nord.
Ce fut la naissance de la ville toscane de Pise qui poussa l’artiste a signer Pisano ou Pisanello, et c’est ainsi qu’on s’en rappelle dans des documents qui transmettaient une série de nouvelles le concernant à partir des années 1415-1422, lorsqu’il fut mentionné en tant que successeur de Gentile da Fabriano pour les fresques – aujourd’hui perdues – du Palais Ducal de Venise.

Luca Signorelli

Luca Signorelli (environ 1445 – 1523), fut influencé par Piero della Francesca, mais il se démarqua des géométries immobiles du maître de Borgo Sansepolcro car il était attiré par les manifestes d’anatomie musculaire et de dynamique du mouvement proclamés, à Florence, par Pollaiolo.
Dans ses œuvres, l’être humain redevient protagoniste incontesté : il s’agit d’un personnage ferme, aux membres larges et musclés, parfois noble, parfois austère.

Francesco di Giorgio Martini

Le siennois Francesco di Giorgio (1439-1502), architecte, mais aussi sculpteur, peintre et auteur de traités, est un représentant typique de l’humanisme mathématique. Pas en tant que peintre, puisque dans cette branche, il poursuivit les idéaux irrationalistes typiques de la peinture siennoise, mais bien dans le domaine de la sculpture, où il était dans la mouvance des nouveautés humanistes avec les figures en mouvement, mais pleinement organiques et où il était mis à jour sur les nouveautés des dernières productions donatelliennes.
Toutefois, son principal champ d’application fut l’architecture qu’il exerça à Urbin, puis en Toscane et dans les Marches pour arriver jusqu’en Lombardie, où il fut appelé en 1490 dans le but d’être consulté au sujet de l’érection du tiburium du dôme de Pavie.

Luciano Laurana

Luciano Laurana (environ 1420 – 1479), naquit à Zara en Dalmatie. La chose ne doit pas nous étonner, puisque la Yougoslavie, encore vénitienne au XVème siècle, fut vite atteinte par la culture artistique de la Renaissance.
Laurana put donc recevoir une première éducation dans sa patrie, avant de passer à Naples et à Mantoue, puis à Urbin. Il est surprenant de constater le peu de connaissance que l’on possède sur cet architecte, parmi les plus importants du XVème siècle.

Domenico Veneziano

Comme l’indique son nom, Domenico Veneziano naquit à Venise entre 1405 et 1410. Par contre, il mourut à Florence en 1461 ; l’histoire selon laquelle ce serait Andrea del Castagno qui l’aurait tué par jalousie n’est pas digne de foi, car en 1461, Andrea plus jeune et qui était même son élève, était déjà décédé depuis quatre ans.
On dit également que Domenico Veneziano aurait été le premier à importer à Florence la technique de la peinture à l’huile inventée dans les Flandres. A cet égard, nous n’avons aucune certitude. Cependant, il connut certainement la peinture flamande, comme l’attestent ses œuvres et il cultiva, de manière analogue, le goût pour le détail naturaliste et pour l’ostentation du luxe extérieur, héritage de Gentile da Fabriano dont il fut l’élève à Florence en 1422-23 et de Pisanello, avec lequel il travailla à Rome entre la deuxième et la troisième décennie du siècle.

Rogier van der Weyden

Rogier Van der Weyden, aussi appelé Rogier de la Pasture (Tournai, aux environs de 1400 – Bruxelles le 18 juin 1464) fut peintre officiel de la ville de Bruxelles et de la maison d’Este. Avec R. Campin, dont il fut l’élève et J. van Eyck, il est considéré comme étant l’un des fondateurs de la grande peinture flamande du XVème siècle.
“Jan van Eyck est un explorateur, alors que Rogier est un inventeur” dit Max Friedländer, figurant parmi les plus fameux connaisseurs de la peinture du XVème siècle aux Pays-Bas, en synthétisant déjà en 1916, la nature diverse des deux fondateurs de l’école de peinture flamande. “Van Eyck observa des choses qu’aucun peintre n’avait jamais observées, mais Van der Weyden éprouva et exprima des émotions et des sensations – surtout douloureuses – qu’aucun autre peintre n’avait jamais réussi à saisir”, surenchérit Erwin Panofsky, dans son essai fondamental de 1953. D’un côté la “découverte du monde visible”, l’enquête de la réalité et sa fidèle reproduction avec de nouveaux moyens picturaux ; de l’autre, l’introduction du sens de l’action chez les sujets religieux, comme s’il s’agissait quasiment de tableaux vivants issus de représentations sacrées et surtout, pour la première fois, avec l’expression convaincante et non conventionnelle des émotions.

Francesco del Cossa

Durant la période ferraraise à la Cour des ducs d’Este, Francesco del Cossa (1436 – 1478) participa à la fresque la plus importante de la deuxième moitié du XVème siècle, commissionnée par une Cour septentrionale. Il s’agit de la décoration du Salon des Mois du Palais Schifanoia, commandée en 1470 par Borso d’Este.
Francesco réalisa entièrement les mois de Mars et d’Avril, c’est-à-dire les parties où un ton de fable douce de fin de période gothique se soude à une stylisation géométrique fortement influencée par Piero della Francesca.

Agostino di Duccio

Agostino di Duccio (1418 – 1481) apprit la technique du méplat chez Donatello, mais au lieu de l’adopter afin d’accentuer le caractère pictural du relief, il chercha des effets de décoration fluide en superficie, de caractère substantiellement archaïque.
En 1446, il connut la mésaventure d’être accusé de vol à Florence et d’être banni de la cité. Il trouva refuge d’abord à Venise, puis à Rimini, de 1449 à 1457, où il fut employé comme créateur et, partiellement, comme exécuteur de la décoration en relief de l’intérieur du temple des Malatesta restructuré par Alberti.